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Arras : un ancien entraîneur condamné pour voyeurisme

Publié : 10h46

Crédit image: Sora Shimazaki
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Un homme de 33 ans a été condamné mardi 18 août par le tribunal judiciaire d’Arras à 18 mois de prison avec sursis probatoire pour des faits de voyeurisme et de détention d’images pédopornographiques. Ancien entraîneur de ju-jitsu, il avait notamment filmé des jeunes filles à leur insu dans un vestiaire, puis ses deux voisines mineures depuis son domicile.

“J’ai honte. Ça ne me ressemble absolument pas.” À la barre du tribunal judiciaire d’Arras, cet homme de 33 ans, habitant d’une commune du Lensois, reconnaît les faits qui lui sont reprochés. Il était jugé pour plusieurs épisodes de voyeurisme, ainsi que pour la détention d’images pédopornographiques.

Les premiers faits remontent à février 2024. À l’époque, le trentenaire était entraîneur de ju-jitsu dans un club de Méricourt. Un père de famille, intrigué par son comportement, le surprend alors en train de filmer avec son téléphone à travers le trou de serrure du vestiaire des filles. Des femmes et des adolescentes étaient ainsi photographiées ou filmées à leur insu.

L’ancien entraîneur reconnaîtra avoir recommencé à plusieurs reprises, une dizaine de fois selon ses déclarations. Il est alors radié du club et son comportement est signalé à la justice.

Quelques mois plus tard, pendant l’été 2024, il récidive. Depuis la fenêtre de toit de son domicile, il filme ses deux voisines, âgées de 6 et 8 ans, alors qu’elles jouent dans la piscine de leur jardin. Des faits qu’il finira par signaler lui-même aux gendarmes.

Des milliers de fichiers retrouvés

Les enquêteurs saisissent alors son téléphone et son matériel informatique. 73 000 contenus effacés sont retrouvés après analyse, parmi lesquels 463 fichiers à caractère sexuel et 67 contenus pédopornographiques.

À l’audience, le prévenu assure ne pas être attiré par les mineures et explique avoir souffert d’une consommation presque addictive de contenus pornographiques. “Je ne sais pas pourquoi j’ai fait ça”, affirme-t-il. Indiquant avoir commencé un suivi psychologique en juin 2024 et assurant aujourd’hui ne plus avoir de pulsions.

La procureure avait requis six mois de prison ferme, rappelant que trois des quatre infractions reprochées concernaient des mineures. Le tribunal a finalement condamné l’homme à 18 mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans, avec exécution provisoire. Il est également inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAIS) et interdit d’exercer toute activité professionnelle ou bénévole en lien avec des mineurs. Il devra enfin indemniser les deux jeunes filles ainsi que leurs parents et une pratiquante de ju-jitsu victime des faits.